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Les huit critères d’évaluation, un par un

L’expression orale n’est pas notée « au feeling ». Elle est évaluée sur huit critères, immédiatement, par les deux examinateurs présents. Savoir lesquels change la façon de s’entraîner.

Page mise à jour le 4 septembre 2026. 11 min de lecture.

Pourquoi la grille compte plus que le niveau

Deux candidats au même niveau de langue peuvent obtenir des notes très différentes, parce que la grille récompense des comportements précis et pas seulement des connaissances. Répondre par un mot juste vaut moins que répondre par trois phrases imparfaites mais complètes.

La bonne méthode consiste donc à s’entraîner critère par critère. Un candidat qui sait que sa faiblesse est la cohérence travaille les connecteurs pendant deux semaines, pas le vocabulaire des transports.

Les quatre critères de production

Les quatre premiers critères regardent la matière brute de ce que vous dites : les mots, les formes, le débit et les sons.

  • Répertoire : l’étendue du vocabulaire mobilisé et son adéquation au thème. Réutiliser les mêmes cinq verbes du début à la fin coûte des points ici.
  • Structures grammaticales de base : ordre des mots, présent et parfait, cas après les prépositions. A2 ne veut pas dire parfait, mais les formes de base doivent tenir.
  • Fluidité : le débit et la longueur des pauses. Deux longs silences pèsent plus lourd que dix petites hésitations.
  • Clarté : la prononciation et l’articulation. Les voyelles longues du luxembourgeois doivent être tenues, pas écourtées.

Le test des cinq verbes

Enregistrez-vous deux minutes sur un thème, puis comptez vos verbes. Moins de huit verbes différents signale un problème de répertoire, quelle que soit la qualité de votre prononciation.

Les quatre critères de communication

Les quatre suivants regardent ce que votre parole produit chez l’autre : est-ce que la tâche est accomplie, est-ce que cela s’enchaîne, est-ce que cela se comprend, est-ce que cela devient un échange.

  • Accomplissement des tâches : avez-vous répondu à la question posée, décrit l’image, développé suffisamment ? Les réponses d’un mot sont pénalisées même quand elles sont justes.
  • Cohérence : l’enchaînement des idées. Des connecteurs au-delà de « an » et « awer » font monter cette note.
  • Capacité à se faire comprendre : l’examinateur vous suit-il sans faire répéter ? Reformuler quand on bloque joue en votre faveur.
  • Interaction : tenez-vous un échange ou récitez-vous ? Réagir, relancer, poser une question en retour est un critère noté.

Comment travailler chaque critère

Chacun de ces huit critères se travaille par un exercice différent. Mélanger les exercices revient à ne travailler aucun critère en particulier.

  • Répertoire : listez dix mots par thème et forcez-vous à les placer dans un enregistrement de deux minutes.
  • Structures : reprenez trois phrases de votre enregistrement et réécrivez-les correctement, à voix haute.
  • Fluidité : parlez soixante secondes sans arrêt, même avec des erreurs, puis recommencez.
  • Clarté : lisez une phrase, écoutez-vous, comparez avec un modèle, recommencez trois fois.
  • Accomplissement : appliquez la règle « un fait, une raison, un exemple » à chaque réponse.
  • Cohérence : imposez-vous trois connecteurs différents par réponse (well, awer, dofir, dono, well ech mengen).
  • Se faire comprendre : quand un mot manque, décrivez-le au lieu de vous taire.
  • Interaction : terminez une réponse sur trois par une question à l’examinateur.

Se situer sans se raconter d’histoires

La difficulté du travail en solitaire est qu’on ne sait pas toujours ce qui coûte des points. La grille ci-dessus est publique : lisez-la critère par critère avant chaque entraînement.

LetzTest prépare l’autre moitié de l’examen, la compréhension, avec une simulation au format réel : trois documents audio, quinze questions, 35 minutes chronométrées, puis chaque réponse expliquée. L’expression orale, elle, est notée par les examinateurs de l’INL le jour de l’épreuve.

À retenir

  • Huit critères, dont quatre portent sur la communication et pas sur la langue elle-même.
  • Les réponses d’un mot coûtent des points sur deux critères à la fois.
  • Chaque critère a son exercice : travailler « en général » ne fait bouger aucun des huit.
  • Sans enregistrement, la fluidité et la clarté restent invisibles.

Questions fréquentes

Faut-il parler sans aucune faute pour réussir ?

Non. Le niveau visé est A2 : les formes de base doivent tenir, mais des erreurs subsistent sans faire échouer.

Vaut-il mieux se taire que de dire une phrase fausse ?

Non. Le silence pèse sur la fluidité, l’accomplissement des tâches et l’interaction en même temps.

Les deux examinateurs notent-ils séparément ?

L’un mène l’entretien, l’autre écoute et note. L’évaluation se fait immédiatement, sur la grille de critères.

Sources et vérification

Ce guide s’appuie sur les informations publiées par l’INL (inll.lu et sa plateforme d’inscription), le portail men.public.lu et guichet.lu. Les modalités, montants, durées et sites d’examen peuvent changer : vérifiez toujours l’information auprès de l’INL avant de vous inscrire.

Ensuite : mettez-le en pratique

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